Cinq canadiens jouent du punk à 100 à l’heure. Leurs influences, évidentes comme revendiquées? DEVO et les Ramones. Give Booji Boys A Chance.

Nous ouvrons les reviews de 2017 dans la simplicité. Que voulez-vous, je me suis un peu trop paluché sur des albums considérés comme chiantissimes par mes confrères, aussi je me lance enfin dans un disque bourrin, qui va droit au but, et semble même un tout petit peu gogole par moments, mais qui déboîte un peu quand même. En l’occurrence le premier album sans titre de Booji Boys, formation punk canadienne qui ne sait rien faire d’autre que jouer vite et fort.

On sera très concis, l’album ne durant qu’une vingtaine de minutes (!) et s’étendant rarement dans de grandes déclarations musicales à coup d’envolées de cordes et d’intros à rallonge. Non, on est plus dans la grosse marade un peu bourrine, les morceaux s’étendent sur deux-trois minutes et autant d’accords, le tout est particulièrement lo-fi (rares sont les paroles intelligibles sur ces 12 chansons) et on a parfois quelques doutes sur la maîtrise technique des mecs. Mais voilà, c’est des chansons géniales jouées avec une rage Ramones-ienne, et même si c’est parfois un peu facile, on tient, au milieu d’un album ma foi sympathique, au moins trois excellents morceaux : la parfaite introduction « Plaza Too Perfect », la grosse embardée « Dear Donny », chanson non-pop parfaite, et l’habile Confess + Control, chanson la plus longue de l’album avec pas moins de presque 3 minutes au compteur (wow).

Bref, je ne vais pas non plus m’étendre dans une conclusion absurdement longue (on m’a un jour dit que la conclusion, étant la partie la plus rhétorique d’un raisonnement, était fondamentalement inutile), d’autant plus qu’avec un album pareil, ce serait un peu surfait de s’étendre des plombes. Disons simplement que tu n’as aucune raison de ne pas écouter cet album, qui contient 12 petites sucreries terriblement attachantes. L’album sort dans un petit mois : Give Booji Boys A Chance, merde, ils le méritent.