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Entamons directement les hostilités : Ici et là-bas, le dernier album du Michel Cloup Duo sorti au Printemps dernier, est l’un meilleurs albums de 2016. Dense, puissant, intime, c’est un disque rare, de ceux qui nous secouent les tripes. Après l’album, le duo, désormais composé de Cloup et de Julien Rufié (transfuge de Eryn Non Dae), s’est engagé dans une tournée qui aura finalement duré jusqu’à la fin de l’année.

J’ai rencontré le Michel Cloup Duo à Lille, le 9 Novembre dernier. C’est ma première interview : Forcément, c’est imparfait, mais passé quelques minutes laborieuses, tout se passe bien. Bref, il y est question de musique politique, du dernier album, de World Music et de Sonic Youth. 

GVAC : Ce qui frappe sur ce nouvel album, c’est l’aspect peut être pas engagé parce que c’est un gros mot mais…

Michel Cloup : C’est devenu un gros mot. C’est pour ça qu’on a beaucoup de problèmes en ce moment. Ça a été détourné, et du coup aujourd’hui on s’est complètement désintéressés de ça. D’ailleurs il n’y a plus de politique dans la musique depuis pas mal d’années, dans la musique de masse en tout cas. Voilà, c’était le petit aparté engagé, oui!

C’est comme ça que l’album a été pensé, ou c’est ce qu’il est devenu au fil du temps?

Michel : Non, il y avait une envie justement, après les deux premiers disques en duo, de revenir à quelque chose d’un peu plus politique, et justement, d’arriver à un mix entre un truc intime, une histoire assez personnelle qui part sur quelque chose de plus politique et de plus tourné vers les autres quoi…

Ça a été écrit dans un contexte particulier?

Michel : Non, pas vraiment. Disons que le point de départ ça a été… Putain c’est trop fort. [la première partie fait ses balances à côté]. Bon on s’installe sur les chaises là-bas, on sera mieux.

On sera plus posés.

Michel : Non, le point de départ du disque c’était pendant l’écriture du second disque, Minuit Dans Tes Bras, avec une résidence en Italie, à la villa Médicis. Je me suis retrouvé dans ce pays que j’avais déjà au moins visité plus jeune, mais si tu veux il y a un un espèce de retour aux sources, enfin, du moins un retour à des origines un peu enfouies et qui m’ont un peu sautées à la gueule à ce moment-là. De là est parti une envie d’écrire sur quelque chose qui était et qui est encore aujourd’hui d’actualité, les origines, l’émigration, tout ça. C’est des sujets assez brûlants. J’avais envie d’en parler d’une manière personnelle mais aussi d’une manière plus universelle. Mais ça ne parle pas que de ça, c’est un point de départ pour parler de beaucoup d’autres choses.

Utiliser votre expérience personnelle pour créer quelque chose d’universel, en fait.

Michel : Voilà c’est ça. A ce moment là je lisais un livre, ça s’appelait Retour à Reims, un essai sociologique qui est en même temps une sorte d’autobiographie, c’est un peu un crossover entre roman et sociologie. Je me suis retrouvé dans plein de points, ça a été un déclic pour partir dans cette direction-là d’une manière plus affirmée.

Le thème de l’étranger, notamment, revient dans tout l’album.

Michel : Entre autres. C’est les origines, personnelles, quelles qu’elles soient, dans notre monde.

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Ce sont des chansons politiques, très ancrées à gauche… Il y a parfois une sorte de résignation.

Michel : Oui, quand même. Disons que j’essaie d’être lucide et de pas vendre du rêve de gauche. On est un peu en panne en ce moment, c’est aussi essayer de livrer une vision personnelle. J’essaie d’être lucide, et c’est sûr que le tableau est pas forcément réjouissant.

Comment l’écriture se passe? Vous écrivez ensemble?

Julien Rufié : Pour la musique, oui, ça a été fait à deux. Pas les textes…

Michel : C’est ma partie, c’est mon boulot perso! Après l’écriture des morceaux il y a pas vraiment de règles parfois j’ai quelques accords de guitare et ça me donne une idée et j’écris un texte à partir de ça, j’arrive en répétition et on travaille à deux, parfois c’est arrivé qu’on joue tous les deux et je rentre avec quelques trucs à la guitare sur lesquels j’écris des trucs, parfois le texte arrive indépendamment et est réadapté… C’est un gros bordel jamais très lisible quoi!

C’est un album concept?

Michel : Oui, c’est un album concept, dans la lignée des deux précédents. Ils sont pensés dans leur globalité.

J’aimerais m’attarder sur « Une Adresse En Italie », je trouve ce morceau magnifique. C’est très long, j’ai vu pas mal de gens le comparer au « 1983 Barbara » de Mendelson.

Michel : C’est pas faux, c’est assez proche. C’est un morceau que j’adore, « Barbara », c’est possible que ça m’ai un peu influencé, bien sûr.

« Je reste car ce n’est pas le moment de s’enfuir »… A ce point-là?

Michel : Je peux pas expliquer ça, déjà bien sûr c’est très personnel. C’est des choses qu’on jette. Parfois tu te réveilles à 3H du matin et dans ta tête ça trotte, t’en arrives à penser des choses que tu oublies le lendemain ou que tu renies tout de suite. C’est un texte quoi. Après ce que je trouvais intéressant c’était de terminer comme ça, parce qu’à ce moment-là j’entendais des gens dire qu’ils allaient quitter la France à cause de la menace du Front National, ce genre de conneries, on va s’enfuir quoi. J’aimais bien l’idée, en conclusion d’album, de dire, « bah non non, en fait je reste »! [Rires]

Concernant la composition, Julien, est-ce que ça change de passer de Eryn Non Dae à Michel Cloup?

Julien : Oh ça n’a rien à voir!

Michel : La voix surtout! [Rires]

Julien : Ouais c’est sûr! Mais au-delà de l’esthétique, la façon de travailler n’est pas du tout la même, en fait. C’est deux genres de rock très différents, avec des processus de composition différents, parce que c’est un duo, parce qu’on a pas les mêmes personnalités, parce que j’ai l’impression que c’est plus compliqué à cinq cerveaux qu’à deux… Ce que j’ai retrouvé et ce que j’avais perdu dans le metal, c’est le côté très immédiat, très organique, avec une volonté de créer quelque chose de travaillé mais qui reste brut, primaire. J’ai retrouvé des dynamiques à la batterie qui ne font pas partie de l’univers du metal, du moins dans ce que je fais avec Eryn Non Dae.

Il y a justement un côté plus arrangé dans cet album.

Michel : C’était l’idée aussi, j’avais envie de m’éloigner d’une certaine forme de minimalisme par rapport aux disques précédents, très minimaux. De même, si tu veux ce disque c’est un peu une carte de visite, ça commence par « qui je suis », machin, bidule, Il y avait une envie de partir dans des directions musicales qui font partie de moi, avec un album long, beaucoup plus explosé en terme de registres musicaux, en terme de manières de chanter. Des choses assez riches et moins monolithiques. C’était une manière d’évoluer.

La composition a changé avec le départ de Patrice et l’arrivée de Julien?

Michel : Bien sûr, parce que c’est pas les mêmes personnes. Avec Julien on avait jamais travaillé ensemble, donc voilà… C’était l’impression de recommencer un projet nouveau.

Le concept du duo vous plaît, vous n’avez jamais pensé à un Michel Cloup Trio?

Michel : Je me suis posé la question quand Patrice a annoncé son départ, de changer de formule pour partir sur quelque chose de nouveau. Puis j’ai commencé à travailler avec Julien et je me suis rendu compte que c’était une expérience un peu différente, un peu enrichie, et franchement le format duo… J’adore ça en fait. Je sors de plein de groupes et maintenant j’ai plus envie de simplicité dans la manière de travailler, le rapport à l’autre. Même artistiquement j’ai l’impression que c’est plus valorisant, chaque musicien a sa place, est plus libre. En plus c’est un format intéressant, on est pas dans un format guitare / batterie garage, ni dans des trucs à la Lightning Bolt ou ce genre de choses… C’est pas un duo classique, et au final ça me va. Mais ça peut bouger bien sûr, rien n’est figé.

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Comme pour l’album précédent, la pochette est faite par Ed Askew. Comment ça s’est passé?

Michel : Il a pas du tout dessiné pour le disque en fait, c’est des peintures qu’il fait, j’en ai acheté une et j’étais pas du tout parti sur l’idée de réutiliser une de ses peintures. Et puis je suis tombé sur cette peinture là, qui collait super bien à l’album. J’imaginais même pas à quel point elle collait, ces couleurs, cette maison, ce drapeau italien… Et pareil, je trouve ça intéressant de travailler avec le même mec, sur quelque chose de différent, elle a rien à voir. J’aime beaucoup ce genre de patchwork, ce truc entre noir et bleu ciel… Ça collait bien avec ce disque assez dense.

Quelque chose que je retrouve depuis toujours, depuis Diabologum, dans votre musique, c’est le côté primal.

Michel : C’est un peu l’idée justement, d’aller vers ces valeurs rocks qui sont un peu perdues… Je parle globalement hein, il y a quelques exceptions…

Comme quoi?

Michel : Houlà, à chaque fois qu’on me demande de citer des noms…

Julien : Si, tu as vu récemment la colonie de vacances… Ça blague pas quoi! C’est rock’n’roll. Et les groupes qui en font partie aussi. Pour citer un exemple récent.

Michel : C’est vrai. Mais globalement je pense que c’est un peu perdu, j’aime bien cette idée… De musique quoi. Quelque chose de vivant. Une musique sans artifices, il y a beaucoup d’artifices dans la musique d’aujourd’hui.

Je remarque depuis toujours, aussi et surtout, la grosse influence de Sonic Youth.

Michel : Ça a été une grosse influence. Les albums qui m’ont marqués ça a été Daydream Nation, Goo… C’est ce qui m’a construit, j’avais 20 ans, ça a été un groupe qui m’a amené vers d’autres formes musicales, qui m’a fait m’intéresser à l’art, qui m’a ouvert des portes sur le jazz, la musique électronique, la musique expérimentale, c’est un groupe qui m’a fait entrer dans un monde inconnu.

Julien : Un groupe passerelle. Même moi, même si c’est une influence moins grosse, j’ai beaucoup écouté Sonic Youth, et par rapport à toutes les ramifications que ça ouvre…

Michel : C’était un groupe généreux quoi. On est Sonic Youth, on porte une histoire de la musique. Quand tu penses à Sonic Youth tu as plein de petites flèches qui partent vers plein de trucs différents. Ça m’a influencé, d’autant plus que quand j’étais vraiment jeune, à l’époque de mon premier groupe, ils nous ont invités pour une première partie. Je vivais encore chez ma mère, le tourneur nous a appelé pour nous prévenir, on est allés jouer là-bas, on a été super bien accueillis… J’ai pris une claque. Je les avaient déjà vus avant mais dans des conditions moins bonnes. Je me suis dit « ouais, c’est ça ce que je veux faire, jouer dans un vrai groupe »! En plus, après, je me suis rendu compte que ce qui passait dans leur musique, c’était quelque chose de vrai chez eux. La petite anecdote, c’est qu’à l’époque de Dirty, en France, ils exigeaient que leur loge soit décorée par des artistes locaux. Des peintres, des sculpteurs. Donc il y avait des œuvres dans leur loges, et il fallait que les artistes aillent rencontrer le groupe et parler de leur travail.

Sans excentricité…

Michel : Voilà. Tout est dit.

Tu as beaucoup d’atomes crochus avec Michel, Julien?

Julien : Pas forcément, c’est ça qui est intéressant. Moi j’écoute du metal depuis que j’ai 11 ans, au début j’écoutais pas grand chose d’autres, mais après j’ai grandi avec ce qu’on a pu appeler le grunge, avec le noise.

Michel : Moi après la période de 45 tours pourris de supermarché à 7-8 ans, c’est le hard rock de la fin des années 70-80.

Julien : il y a plein de groupes qui, a un moment donné, m’ont influencés, et ont pu influencer mon jeu. Je peux citer quelques groupes, mais ce serait complètement arbitraires, j’ai pas d’espèce de highlight.

Mon frère m’a aussi fait remarquer l’influence de Slint.

Michel : Oui, forcément, ça a beaucoup marqué, les débuts du post-rock, tout ça. Après tu sais, l’autre fois dans le camion on a mis le premier album de Sonic Youth, de 81, y’a un titre, c’était déjà Slint. Et y’a certains morceaux de Can qui datent des années 70… Enfin tu vois, je crois pas vraiment que des gens inventent des choses. La musique c’est un truc avec plein de flèches, avec des flèches qui vont entre les artistes, les décennies, les genres… Tu vois, Sonic Youth, c’est les élèves de Glenn Branca, de Rhys Chattam. Personne s’invente tout seul quoi. Le génie moi j’y crois pas. C’est une connerie de journaliste! [rires]

Julien : Si, tu peux avoir un talent… Le génie part du fait que tu arrives à te détacher plus ou moins vite de tes influences. Tu peux pas partir de zéro.

Qu’est-ce que vous écoutez, actuellement, sinon?

Michel : Les derniers trucs que j’ai écouté c’est plus des trucs ouverts World Music. Y’a quelques trucs rocks que j’ai écouté mais bon, depuis deux trois ans ça ronronne un peu. Dans ce que j’ai aimé y’a les Meridian Brothers, sur Soundway, un groupe colombien qui reprend les codes de la Cumbia, de la Salsa, et qui fait un truc très proche des Residents ou de DEVO.

Julien : Putain c’est complètement fou! Il m’a fait écouter ça, qu’est-ce que j’ai ris, mais dans le bon sens du terme! C’est complètement ouf, c’est déjanté…

Michel : De la musique africaine, de la musique touareg aussi, des trucs vachement biens, très guitares, très psyché, très sale, très garage. C’est les deux trucs que je cites tout le temps parce que ça m’a énormément marqué. Le reste ça me blase! Non, sérieux, il y a des périodes plus fastes que d’autres, et quand t’as écouté beaucoup de musique tu deviens plus difficile. Moi il y a des jeunes groupes, que j’entend, je trouve ça pas mal, et des gens qui ont 15, 20 ans de moins que moi crient au génie. Moi quand j’entend ça, je trouve ça sympathique mais ça me rappelle déjà tellement de choses que j’ai du mal à trouver ça ultra excitant.

J’ai ce sentiment avec Parquet Courts.

Michel : Moi j’aime bien Parquet Courts, je les ai vu en live, tout ça, mais le rock new yorkais façon Velvet, Sonic Youth, Television, je connais déjà tellement… Y’a pas le truc qui me fait bondir du genre, « ça part de là mais c’est autre chose, quelque chose de neuf ». C’est quand même dans le moule, c’est pas super excitant.

Julien : Mes écoutes du moment ça sera pas très original parce que c’est hype, mais j’ai découvert Suuns et je trouve qu’ils ont quelque chose d’original à proposer.

Michel : Ouais, ça a l’air pas mal.

Julien : Sinon, parmi les derniers disques que j’ai acheté et qui m’ont remplis de joie, il y a le dernier Meshuggah. Je suis absolument fan de ce groupe, je sais pas, j’arrêterai de les aimer quand j’aurais trop vieilli! Et sinon j’aime bien les groupes de la scène sludge, les mecs qui vont dans des trucs plus lents et organiques. Le dernier SUMAC notamment.

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Quand à toi Michel, tu parles souvent des trucs qu’écoute ta fille, il y a des connexions entre vous?

Michel : Haha, elle a eu une période ou elle écoutait plein de trucs, puis elle s’est mise à partager des trucs avec ses amis. Donc là elle reste sur des trucs mainstreams sans être trop… C’est du mainstream underground quoi. Frank Ocean, Troye Sivan, des trucs très commerciaux mais pas mauvais. Mais on essaie de se faire écouter des choses, ça me permet de me mettre au courant du reste de l’actualité! En même temps je regarde plus la télé, je lis pas la presse musicale, je lis quelques sites, je fouille vaguement dans mon coin, mais y’a plein de choses que je connais pas. C’est très agréable aujourd’hui de se dire que sans la radio, la télé, tu évites tout un tas de merde qui te pollues la tête. De temps en temps, quand je vais chez quelqu’un, je me met au courant des nouvelles du monde, c’est tout!

Julien : Moi j’ai pas du tout le réflexe d’aller sur internet pour chercher de la nouvelle musique. Je fais ça à l’ancienne.

Ca pose la question de la hype…

Michel : Ouais, aujourd’hui, si tu n’as pas découvert ou écouté un truc, tu es très vite has been, si t’écoutes pas l’album de untel sorti il y a six mois on s’en fout, tu passes à coté des 75000 autres qui sont sortis en six mois… Cette course vers la nouveauté ça fait peur, parce que y’a beaucoup de merdes qui sortent aujourd’hui quand même. Par contre, je trouve que la scène française, aujourd’hui, elle a plutôt belle gueule. J’ai connu la fin des années 80, les années 90, les années 2000, et je trouve que ça va en se bonifiant. La scène française, sur un panel musical très large, n’a rien à envier aux anglos-saxons. Y’a même plein de trucs plus intéressants, parce que la scène anglo-saxonne repose sur une esthétique qu’on connaît déjà. Aujourd’hui les meilleurs, c’est pas Parquet Courts, c’est les français qui créent leur propre musique, c’est les Meridian Brothers qui font de la Cumbia sous influence DEVO et Residents!

Justement, aujourd’hui, il y a une scène française très soudée, parmi les plus anciens notamment.

Michel : Ouais, bah ils sont plus vieux, ils sont moins cons. On était déjà assez proches au début des années 2000, mais quand t’es jeune, il y a les histoires d’ego, tout ça, il suffit de prendre dix ou vingt ans dans la gueule et il y a plein de choses qui changent… Tu vois plus les choses de la même manière. Mais parfois c’est bien de discuter avec les jeunes, il y a plein de qualités dans la jeunesse qu’il y a pas chez nous.

Il y a eu la soirée Génération X en début d’année, qui montre une sorte d’unité, une scène indépendante.

Michel : Bah j’y pense, tu vois, une fois, je suis venu faire chier les mecs de La Colonie de Vacances parce que je trouve ça vraiment très bon, et grosso modo je sentais une forme de respect. Bravo les gars quoi, déjà à notre époque on avait voulu se fédérer et ça n’a jamais vraiment marché. C’était très cool, ça m’a fait du bien de voir des groupes pointus faire un truc ensemble, que ça ramène du monde, c’est vraiment un truc qui existe et qui est bien quoi. A l’époque, Lithium, ça partait n’importe comment…

C’est un peu comme Mendelson, c’est une galaxie énorme, je pense par exemple à Jean-Michel Pirès qui joue dans plein de groupes. Il y a plein d’inter connexions en fait.

Michel : C’est une bonne chose, on a encore beaucoup de choses à apprendre sur le sujet, par rapport aux États-Unis notamment.

Désolé d’avance, c’est une question reloue, parce qu’elle revient tout le temps je pense mais… Diabologum c’est fini?

Michel : Ah oui, bien sûr. On a refait un concert et demi il y a cinq ans, un concert et une apparition sur une expo. On s’est demandés si on allait pas faire d’autres concerts et tout ça, ça se passait bien. Et après ça s’est moins bien passé. C’est redevenu compliqué, et dès que c’est redevenu compliqué, on a dit non, c’est pas la peine. Ça nous a permis de réaliser pourquoi on s’étaient séparés, et pourquoi on a bien fait de se séparer. Plein de gens aimeraient nous retrouver, mais on a refusé toutes les offres. Il y aurait eu quelques millions à la clé, peut-être qu’on aurait pu y repenser!

Vous ne comptez plus non plus travailler avec Arnaud Michniak?

Michel : Oh, non. Il y a des chemins qui se croisent, et après, se séparent.

Le concert du Michel Cloup Duo, ce soir-là, est fantastique.

Ici et là-bas est disponible chez Ici D’ailleurs. Une compilation, « Chansons Rares », et un coffret, Saison 1, sont également sortis récemment.

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Photos : Jérôme Sevrette, Sébastien Cuvelier, Frédéric Boivin